Don des plus précoces que nous recevons de la Nature sortant de l'hiver
Les multiples variétés de cerises
remontent à deux espèces premières :
- Le Prunus avium, merisier ou cerisier des oiseaux
- Le Prunus cerasus ou cerisier vrai
Le merisier fournit un bois très recherché en ébénisterie et des petits fruits
peu charnu, à la saveur miellée un peu amère, dont on fait la liqueur de
Kirsch.
Des ramures du cerisier pendent des cerises douces ou acides, toutes un régal :
la guigne pourpre, le bigarreau jaune, la griotte écarlate,
la burlat presque noire, etc.
Le benzaldéhyde cyanhydrine du vin a une odeur évoquant le noyau de cerise.
La cerise est un grand arôme noble, rare dans les vins rouges jeunes ;
elle apparaît plutôt après un an de bouteille, jamais dominante mais toujours somptueuse.
Elle est l'apanage des vins rouges profonds de Bourgogne et se combine avec
le cassis ou la framboise sur les grands Côtes de Nuits.
La "griotte" ou cerise sauvage est une nuance aromatique si prononcée dans le
terroir de Chambertin qu'un des crus porte son nom : Griotte-Chambertin.
La cerise très mûre, retrouvée sous le qualificatif de "burlat bien mûre",
signe souvent les vins rouges profonds du Sud-Ouest dans les bons millésimes :
Cahors, Madiran.
C'est aussi une expression magnifique, je suis à chaque fois émue en dégustant
ces vins où l'arôme de cerise est très présente que l'on croit croquer le fruit !
Les grands vins rouges retenus pour leur très belle expression de cerise :
En Bordeaux
Saint-Julien, Château Léoville Poyferré (deuxième cru
classé)