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I'm leaving today
I want to be a part of it, New York, New York
These vagabond shoes
Are longing to stray
And make a brand new start of it
New York, New York
I want to wake up in the city that never sleeps
To find I'm king of the hill, top of the heap
These little town blues
Are melting away
I'll make a brand new start of it
In old New York
If I can make it there
I'll make it anywhere
It's up to you, New York, New York.
La première fois que je suis allée à New York, c'était pour aller au
premier salon de Vinexpo. Ce fut aussi un très grand succès.
Et pour ma part un souvenir inoubliable, gravé à tout jamais.
On aime ou on aime pas New York.
J'aime cette ville, non par ses grands bulding, quoique, je me sens protégée
comme des ramparts.
Mais bon ! place à l'histoire.
New York fut un des premiers Etats à planter de la vigne, au milieu
du XVIIè siècle à Long Island et Manhatan.
La première maison de vins, Brotherhood Winery, ouvrit en 1839 dans la région
de l'Hudson River.
Brotherhood et Thomas Vineyards de Californie furent fondées la même année
et sont les plus anciennes des Etats-Unis.
Pendant des décennies les vins de New York eurent la réputation d'être doux
et "foxés" ; ils étaient produits principalement à base de concord.
En 1952, Charles Fournier de Gold Seal, éminent oenologue d'origine française,
employa Konstantin Frank, un immigrant russe, pour planter et expérimenter des
vignes vinifera.
Après la prohibition, l'industrie du vin à New York se développa lentement,
atteignant le chiffre de trente-neuf maisons de vins en 1976.
Cette même année, dans un effort pour encourager cet important business
agricole, l'Etat passa une loi "Farm Winery Act" qui facilita
l'ouverture de maisons de vins.
Au moment où la loi "Farm Winery Act" fut votée on avait suffisamment de recherches pour identifier un certain nombre de candidats susceptibles de remplacer concord comme pivot de l'industrie du
vin de New York. De nouvelles maisons de vins mettant l'accent sur ces vinifera et hybrides sortirent de terre en même temps que la vigne ;
Les progrès furent étonnants et l'avenir est peut-être même plus grand qu'en Californie.
Les variété de blancs correspondaient le mieux au climat frais et vif de New York.
Cependant un travail sérieux a été effectué dans l'Etat pour améliorer les variétés
de rouges.
Les vins mousseux connaissent une renaissance, certaines maisons de vins expérimentent la méthode champenoise.
Des vins de type porto ou sherry sont aussi prometteurs, et sans
perdre de vue leurs livres de comptes, les maisons de vins mettent
au point des vins simples, agréables et qui se boivent bien, mousseux
et semblables au lambrusco, pour inviter la jeune génération aux plaisirs du vin.
Cependant le climat pose quelques problèmes. Il faut souvent chaptaliser (sucrer)
le jus non fermenté pour obtenir un vin stable.
En automne, la pluie gêne souvent les vendanges, provoque la pourriture.
Les hivers rigoureux font "mourir les pousses", les pieds, les souches et même les
plants et de plus la vigne peut contracter la galle.
Un dégel prématuré peut provoquer la sortie des bourgeons et les exposer au gel.
Pour élever de la vigne dans l'Etat de New York il faut être téméraire, mais la
qualité du vin en vaut la peine.
Jusqu'içi les meilleures variétés de rouges ont été le baco noir,
chancellor, chelois, et léon millot.
Quant aux meilleures variétés de blancs ce sont le riesling,
sauvignon chardonnay, gewurztraminer, seyval blanc, vignobles,
vidal blanc et cayuga white.
C'est sans doute à cause du climat frais et du sol ardoisier que le riesling
semble avoir été si prometteur.
Celui de New York a un arôme qui rappelle la pomme et la fraise
et que l'on retrouve dans les bons riesling allemands,
avec même plus de piquant que dans ceux de Californie.