CHAMPAGNES








La note de poire :
Originaire des forêts d'Europe, le poirier, Pirus communis, était cultivé dans l'Antiquité : Pline en dénombrait 38 variétés, on en compteaujourd'hui près de 1500 à la chair blanche, fine fondante, juteuse, sucrée, toutes délicieuses à croquer pour se désaltérer.
L'arôme de poire est un très bel arôme, doux et délicieux qui reste toujoursdiscret dans le vin et ne signe pas particulièrement de terroir.


La note de pêche :
Les botanistes s'accordent tous à attribuer la Chine comme pays d'origineau Pêcher commun, Prunnus persica, dont l'admirable floraison rose a inspiré bien des artistes.
Dès les temps les plus reculés, la pêche y fut l'objet d'un véritable culte.
Ce fruit idyllique est devenu avec la rose le symbole de la jeunesse et de la beauté.
La pêche est un arôme de grande classe, assez rare, tout comme la violette.
Elle évoque l'élégance et la suavité.

La note de pamplemousse :
Originaire de Malaisie, le pamplemousse, est le plus gros des Citrus.
Très juteux, peu amers, ces fruits rafraîchissants sont tous désignés pour être servis à l'entrée d'un repas.
Cette note est rarement citée par les dégustateurs et pourtant, elle est facilement détectable.


La note de tilleul :
Le majestueux tilleul, populairement appelé "Thé d'Europe" et connu depuis longtemps pour ses vertus thérapeutiques, donne en juin et juillet une floraison rapide mais
délicieusement odorante. Les monoterpénols du vin apportent des odeurs parfois très
puissantes et typées de tilleul.Cet arôme miraculeusement subtil peut être qualifié de
très sucré et beaucoup au miel, tout comme l'acacia.

La note d'aubépine :
L' aubépine, dite aussi bois de mai, appartient à la famille des Rosacées,comme le cognassier, le poirier et le pommier.
Qui n'a pas remarqué et mémorisé l'odeur intense des fleurs immaculées des buissons d'aubépine tout au début du printemps ?

L'odeur de l'aubépine évoque l'amande mais aussi l'anis étoilé (la badiane) : c'est la note anisée, souvent citée dans les Chardonnay.
Il n'y a rien d'étonnant à ce que vous trouviez une similitude entre les arômes de l'aubépine et de l'amande amère puisque les molécules impliquées ont une structure commune.

La note de pain grillé :
Le pain grillé dont on surveille les coloris allant du blond au brun, craque et croustille sous les dents et sent si bon, il sollicite dès le petit matin chacun de nos cinq sens.
L'arôme doit sa finesse et son ampleur au fait que des notes céréalières, rappelant le son, s'aplifient avec les notes grillées.
Très puissant, il se marie à merveille avec les notes de beurre dans les plus grands Chardonnay ; avec le café dans les millésimes champenois plus âgés.
Aucun composé n'a pu être identifié dans ces vins comme étant caractéristique de la note pain grillé et pourtant, cette impression typique est partagée par tous les dégustateurs.
Elle relève d'un mariage de composés odorants grillés issus de cuvées de Chardonnay élevées en barrique neuve.


La note de beurre :
Dans les vins, c'est un arôme typiquement fermentaire.
Les vins blancs, jeunes et gras, présentent souvent un arôme de beurre qui se maintient en viellissant et s'enrichit d'arômes de noisette, d'amande, et de pain grillé.
L'arôme de beurre est très fréquent sur le cépage Chardonnay.
Le beurre s'épanouit aussi sur les Champagnes des grands millésimes,
particulièrementles cuvées de Blanc de Blancs.

La note de noisette :
Cette note, d'une rare subtilité, est celle de la noisette grillée, moelleuse, beurrée qui séduit par son charme et sa finesse.
En dégustation, l'arôme, de la noisette est souvent associé à l'amande grillée et  au beurre.
C'est un arôme persistant qui forme un point d'orgue aromatique dans de nombreux Champagne de grande race, tout particulièrement dans les Champagne âgés, riches en Chardonnay.

La note de café :
La légende de l'origine
du café rapelle curieusement celle du vin.
Des moines yéménites auraient constaté une excitation inhabituelle chez leurs chèvres et se seraient finalement apperçus qu'elle mangeaient les fruits d'un arbuste inconnu.
Ils en auraient alors fait l'essai eux-mêmess. Or des légendes juives rapportent que Noé aurait découvert de la même manière le vin de ses effets, en observant l' étrange comportement d'une chèvre enivrée par des raisins fermentés !
La floraison des caféiers ressemble à celle du jasmin, elle donne naissance à des fruits appelés drupes (ou cerises) dont on extrait généralement deux graines.
La torréfaction de ces graines permet la naissance et l'épanouissement des arômes merveilleux que nous connaissons.
Ce très grand parfum s'apparente, comme le cacao, à toutes les nuances dites de torréfaction et sa présence semble liée à l'élevage en barriques neuves et au brûlage qu'elles subissent lors du cintrage.
L'arôme de café a une intensité particulière des grands millésimes de Chardonnay.

Il sacre le bouquet de très vieilles de Champagne millésimé.
Juste prendre le temps...

De découvrir ces arômes,

évanescente, subtile, enivrante.

Florale ; fruitée ; torréfaction...




Epatez votre palais !








Par L'Art de Vivre - Publié dans : Les bijoux du vin - Communauté : Oenologie
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