Fait toujours et encore son cinéma !
Les réalisateurs du vin sont très rares : Bertrand Tavernier, Claude Sautet, Claude Chabrol... Ils savent
mettre en lumière une bouteille, dans toute la particularité de son Art.
L'art de servir un vin, de le décanter dans toute sa perspective, le servir, le sentir, le humer, le tenir en bouche...
C'est un Château Margaux 47 au début de Mado de Sautet durant une petite société d'hommes joue au bridge, l'hôte reçoit une caisse de vin. Il l'ouvre délicatement, ensuite regrette avant de passer les verres : « On aurait dû le laisser reposer. »
Dans Masques de Chabrol, c'est un bourgogne que le domestique Philippe Noiret décante dans une carafe de cristal avant de le servir.
Le vin s'affiche aussi là où l'attends moins : dans Providence, est ce au réalisateur Alain Resnais, où à son scénariste anglais David Mercer, qu'on doit la ritournelle de la bouteille de Chablis qui ranime l'imaginaire, et souvent le délire, du vieux romancier Clive Langham ?
Aussi, dans Sideways de Alexander Payne, deux amis, Miles, un écrivain raté, et Jack, un acteur sur le point de se marier, partent en goguette à la découverte des vignobles de la Vallée de Santa Ynez, en Californie. Un voyage qui va bouleverser leurs vies. De dégustation en dégustation...Je ne vous en dévoile pas plus, je vous laisse découvrir cette belle romance pour les amoureux de vin.
The End